Pendant Octobre Rose, les ateliers de dépistage et de prévention occupent le devant de la scène. Mais un autre soutien, moins visible, se développe en parallèle dans de nombreux établissements de santé français : l’onco-esthétique. Cette année, le groupe Ramsay Santé organise des ateliers de socio-esthétique dans 34 de ses établissements, tandis que l’association RoseUp propose de son côté des « Beauté-Bar à ongles » et des ateliers consacrés à la peau pendant la radiothérapie. Un soin de bien-être à part entière, encore mal connu du grand public.
Qu’est-ce que la socio-esthétique en cancérologie
La socio-esthétique désigne la pratique de soins esthétiques auprès de personnes fragilisées par la maladie, un traitement lourd ou une situation sociale difficile. En cancérologie, elle ne vise pas un objectif cosmétique classique : son but est de redonner une forme de confort, de restaurer l’image de soi et d’améliorer la qualité de vie pendant les traitements, en particulier la chimiothérapie et la radiothérapie, qui modifient durablement la peau, les ongles et la pilosité.
Concrètement, les socio-esthéticiennes interviennent directement au sein des services hospitaliers : soins du visage adaptés aux peaux fragilisées, manucure, conseils de maquillage correcteur pour atténuer les marques des traitements, ou encore accompagnement à la perte de cheveux via la socio-coiffure.
Une spécialité encadrée par une formation dédiée
Contrairement à une idée reçue, ces intervenantes ne sont pas de simples esthéticiennes en reconversion improvisée. En France, le CODES, organisme fondé en 1978 au CHRU de Tours, reste le seul établissement habilité à délivrer le titre RNCP de socio-esthéticien(ne). La formation comprend un socle de pratique en milieu hospitalier et un module spécifique consacré à la cancérologie, incluant la connaissance des traitements, le secret professionnel et la coordination avec les équipes soignantes. Les personnes intéressées par une reconversion vers ce métier du secteur de l'emploi et de la formation peuvent se renseigner directement auprès de cet organisme certificateur.
Des initiatives concrètes partout en France ce mois-ci
À Perpignan, la Clinique Saint-Pierre propose le 13 octobre une « bulle bien-être » avec massages des mains et des pieds, manucure et maquillage « bonne mine », accessible gratuitement aux patientes. À Bordeaux, l’association RoseUp organise le 15 octobre un atelier beauté dédié aux ongles. Selon Presse Agence, plus de 70 ateliers d’onco-esthétique sont recensés cette année en Île-de-France seule, signe d’un maillage qui dépasse désormais largement les grands centres hospitaliers universitaires.
Ce type d’accompagnement rejoint une préoccupation plus large autour du bien-être psychologique des personnes confrontées à la maladie, et peut aussi venir compléter un accompagnement à domicile pour les patients qui le nécessitent.
Pourquoi ce soin reste encore trop méconnu
L’angle le plus souvent oublié dans la couverture d’Octobre Rose est justement celui-ci : la plupart des patientes découvrent l’existence de ces consultations par hasard, au détour d’une affiche dans un couloir d’hôpital, plutôt que par une orientation systématique de l’équipe soignante. Les associations plaident pour une meilleure intégration de ces ateliers dans le parcours de soins dès l’annonce du diagnostic, et non plus seulement en cours de traitement.
Questions fréquentes
L’onco-esthétique est-elle réservée aux femmes atteintes d’un cancer du sein ?
Non. Si Octobre Rose met en lumière le cancer du sein, les soins de socio-esthétique s’adressent à toute personne, homme ou femme, suivie pour un cancer, quel que soit le type de tumeur ou le traitement en cours.
Ces ateliers sont-ils payants ?
La grande majorité des ateliers proposés en établissement de santé ou via les associations sont gratuits pour les patientes et patients, financés par les hôpitaux, les associations ou des partenariats ponctuels.
Comment savoir si son hôpital propose ce type de soin ?
Il est recommandé de se renseigner directement auprès de l’équipe soignante, du service de soins de support ou des associations de patients actives dans l’établissement, qui disposent généralement du planning des ateliers du mois.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale