L’intelligence artificielle s’invite de plus en plus dans le quotidien professionnel des Français, et l’État a décidé d’accélérer le mouvement. Le ministère du Travail a présenté le 22 septembre 2026 un plan baptisé « Impulsion IA 2027 », doté de plus de 80 millions d’euros, pour former salariés, demandeurs d'emploi et apprentis à ces nouveaux outils. Au même moment, le baromètre France Num 2026 confirme que les PME françaises rattrapent leur retard, mais à des vitesses très différentes selon les secteurs.
Un plan national à 80 millions d’euros pour former tous les actifs
Le plan « Impulsion IA 2027 » regroupe douze mesures dont l’objectif affiché est de sensibiliser et former plus de 30 millions de personnes en trois ans. Il ne s’adresse pas qu’aux salariés déjà en poste : les centres de formation d’apprentis (CFA) sont mobilisés pour les métiers exposés à l’IA, et les demandeurs d'emploi sont intégrés via les dispositifs de formation professionnelle existants plutôt qu’un parcours dédié séparé.
- Une plateforme gratuite, Explore IA, conçue par Pix, permet à chacun de tester ses connaissances et de suivre des parcours ludiques sans prérequis.
- La moitié des mesures du plan porte sur l’« acculturation » générale des travailleurs aux outils d’IA.
- Les entreprises sont accompagnées pour intégrer l’IA dans leurs formations professionnelles classiques plutôt que d’en faire une filière à part.
Les PME françaises accélèrent, mais pas toutes au même rythme
Publié le 28 septembre 2026, le baromètre du numérique France Num montre que 40 % des TPE-PME françaises utilisent désormais au moins une solution d’IA, soit 14 points de plus qu’il y a un an. Chez les PME seules (hors très petites entreprises), le taux grimpe à 53 %.
Les écarts entre secteurs restent toutefois marqués : le numérique domine avec 72 % d’utilisation, suivi des services spécialisés et techniques à 60 %. À l’inverse, le bâtiment-construction plafonne à 30 %, le transport-logistique à 29 %, et l’agriculture ferme la marche avec seulement 18 %. Les usages les plus répandus restent les assistants conversationnels, qui équipent 24 % des entreprises pour automatiser une partie du support client, devant l’automatisation des tâches administratives comme la facturation — un mouvement renforcé par l’obligation de facturation électronique entrée en vigueur le 1er septembre 2026.
Ce que cela change concrètement pour les salariés et les indépendants
Pour un salarié, la formation professionnelle à l’IA devient plus accessible : les fonds mobilisés visent justement à intégrer ces compétences dans les parcours existants plutôt que d’exiger une démarche à part. Pour un indépendant ou une petite entreprise, notamment dans les secteurs encore peu équipés comme le bâtiment ou la logistique, l’enjeu est différent : il s’agit souvent de choisir un premier outil simple — facturation automatisée, réponse client — avant d’aller plus loin. Reste que l’accès au financement demeure un frein pour certaines PME en quête de crédit, un paramètre qui pèse aussi sur leur capacité à investir dans ces outils.
Dans les métiers créatifs, la question se pose différemment : certains professionnels s’interrogent déjà sur la place que l’IA peut prendre dans des métiers comme le graphisme, preuve que l’appropriation de ces outils ne se limite pas à un enjeu de productivité administrative.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du plan Impulsion IA 2027 ?
Les salariés, les demandeurs d'emploi et les apprentis en CFA sont concernés, via les dispositifs de formation professionnelle existants plutôt qu’un parcours séparé.
La plateforme Explore IA est-elle payante ?
Non, elle est gratuite et accessible sans prérequis pour tester ses connaissances en intelligence artificielle et suivre des parcours d’initiation.
Quel secteur utilise le moins l’IA en France aujourd’hui ?
Selon le baromètre France Num 2026, l’agriculture affiche le taux d’adoption le plus faible, à 18 %, loin derrière le secteur numérique qui dépasse 70 %.
Sources
Solutions Numériques —
AEF Info —
L’Énergeek (baromètre France Num)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale