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mercredi, août 19, 2026

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Cryptomonnaies en France : une notoriété quasi totale, mais seulement 11 % de détenteurs

CryptomonnaieCryptomonnaies en France : une notoriété quasi totale, mais seulement 11 % de détenteurs

Neuf Français sur dix ont déjà entendu parler des cryptomonnaies, mais à peine un sur dix en possède réellement. C’est le principal enseignement du cinquième baromètre annuel de l’Association pour le Développement des Actifs Numériques (ADAN), réalisé avec l’institut Ipsos auprès de plus de 7 000 personnes en Europe, dont 2 000 en France. Un écart entre notoriété et détention qui interroge sur les vrais freins à l’adoption, au-delà du simple bruit médiatique autour du bitcoin.

Une notoriété quasi totale, une détention stable

Selon l’étude, 93 % des Français déclarent avoir déjà entendu parler des actifs numériques, un niveau comparable à celui observé en Allemagne ou aux Pays-Bas. Mais seuls 11 % en détiennent concrètement, un taux resté stable depuis trois ans. La France ne se distingue donc pas par un rejet des cryptomonnaies, mais par une adoption qui plafonne malgré une popularité culturelle désormais installée.

Le profil du détenteur type reste homogène : un homme (70 % des cas) d’une moyenne d’âge de 39 ans, diplômé de l’enseignement supérieur, qui considère les actifs numériques comme un complément de portefeuille plutôt que comme un pari spéculatif isolé. Signe de cette approche mesurée, 80 % des détenteurs possèdent moins de 5 000 euros d’actifs numériques et la majorité réalise moins d’une transaction par mois, privilégiant une stratégie de conservation à long terme.

Le bitcoin toujours dominant, l’autodétention en progression

Sans surprise, le bitcoin reste l’actif de référence : 66 % des détenteurs français en possèdent, devant l’ethereum (39 %). La comparaison européenne montre des écarts limités : 71 % au Royaume-Uni, 69 % en Belgique, 64 % en Allemagne, 61 % en Italie et 58 % aux Pays-Bas. L’intérêt pour les stablecoins progresse également, avec 20 % des investisseurs actifs qui en détiennent désormais.

Côté conservation, les plateformes d’échange centralisées restent majoritaires (66 % des utilisateurs), mais l’autodétention via un portefeuille personnel gagne du terrain : elle concerne aujourd’hui 23 % des investisseurs, contre une part nettement plus faible il y a encore deux ans, signe d’une maturité croissante des usages.

La fiscalité, principal frein cité par les investisseurs

  • 78 % des personnes interrogées jugent le régime fiscal des actifs numériques trop complexe ou inadapté.
  • 39 % des Français estiment que la réglementation nationale est trop restrictive envers les crypto-actifs.
  • Ce chiffre grimpe à 77 % parmi les détenteurs actifs, qui pointent notamment la complexité du cadre européen MiCA.
  • Les banques traditionnelles restent en retrait sur les services crypto, malgré un soutien institutionnel croissant, notamment via la Caisse des Dépôts sur les projets d’infrastructure et de tokenisation.

Ce constat éclaire un paradoxe français : une technologie largement connue du grand public, mais dont l’adoption reste freinée par la lisibilité de la fiscalité et par la prudence du secteur bancaire classique. Pour les acteurs de l’économie et de la finance, ce plafond de 11 % constitue à la fois un frein conjoncturel et une réserve de croissance potentielle si le cadre juridique venait à se clarifier.

Questions fréquentes

Pourquoi si peu de Français détiennent-ils des cryptomonnaies malgré une forte notoriété ?

Le baromètre ADAN-Ipsos pointe deux freins principaux : la complexité perçue de la fiscalité (citée par 78 % des répondants) et le sentiment que la réglementation française et européenne reste restrictive, un avis partagé par 77 % des détenteurs actifs.

Quelle cryptomonnaie les Français détiennent-ils le plus ?

Le bitcoin domine largement avec 66 % des détenteurs français, suivi de l’ethereum à 39 %. Les stablecoins, actifs adossés à une monnaie comme l’euro ou le dollar, progressent avec 20 % de détention chez les investisseurs actifs.

Les Français conservent-ils leurs cryptomonnaies sur des plateformes ou en autodétention ?

Les plateformes d’échange centralisées restent majoritaires, utilisées par 66 % des détenteurs, mais l’autodétention via un portefeuille personnel progresse et concerne désormais 23 % des investisseurs.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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