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mercredi, octobre 7, 2026

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Interdiction du CBD alimentaire en France : ce qui change depuis le 15 mai 2026

CBD - CannabidiolInterdiction du CBD alimentaire en France : ce qui change depuis le 15 mai 2026

Depuis le 15 mai 2026, la vente de CBD alimentaire — huiles sublinguales, gummies, infusions, chocolats ou boissons enrichies au cannabidiol — est interdite sur le territoire français. La décision, confirmée par la Direction générale de l’alimentation (DGAL), s’appuie sur le règlement européen « Novel Food » et bouleverse un secteur qui pesait environ 100 millions d’euros pour les seuls compléments alimentaires au CBD.

Une application stricte du règlement européen Novel Food

Le règlement (UE) 2015/2283 définit comme « nouvel aliment » toute substance qui n’avait pas d’antécédent de consommation significative dans l’Union européenne avant 1997. Or les extraits de cannabidiol destinés à l’ingestion n’ont jamais obtenu d’autorisation européenne de mise sur le marché en tant que denrée alimentaire. La DGAL a donc notifié aux syndicats du chanvre l’application sans délai de grâce de ce texte à compter du 15 mai 2026, mettant fin à une tolérance de fait qui durait depuis plusieurs années.

Ce qui disparaît des rayons

  • Huiles de CBD vendues comme compléments alimentaires (usage sublingual)
  • Gummies, bonbons, chocolats et capsules au CBD
  • Infusions et tisanes à base de fleurs de chanvre riches en CBD
  • Boissons enrichies en cannabidiol

Ce qui reste autorisé

Tous les produits au CBD ne sont pas concernés. Les fleurs et résines de chanvre relèvent du code de la santé publique et du code de la consommation, dans un cadre validé par le décret du 30 décembre 2021 et confirmé par le Conseil d’État fin 2022 : elles restent commercialisables. Il en va de même pour les cosmétiques au CBD, les e-liquides, les graines de chanvre et leur huile non enrichie, ainsi que les tisanes de feuilles de chanvre sans ajout de CBD, considérées comme des aliments traditionnels antérieurs à 1997.

Un secteur sous pression

Selon les professionnels du secteur, la mesure touche environ 2 000 producteurs de chanvre, 1 500 boutiques spécialisées, 20 000 pharmacies et plusieurs enseignes de grande distribution. Certains commerçants témoignent avoir dû retirer jusqu’à un quart de leur chiffre d’affaires du jour au lendemain. Le marché du CBD alimentaire représenterait près de 40 % des ventes totales de produits au cannabidiol en France, ce qui donne la mesure du choc économique pour une filière qui s’était largement structurée autour de ces formats.

Pourquoi cela concerne aussi les consommateurs

Au-delà de l’impact sur les professionnels, ce durcissement change concrètement les habitudes de milliers de consommateurs qui utilisaient huiles ou infusions au CBD dans une logique de bien-être ou de gestion du stress. Les alternatives légales — fleurs, résines ou cosmétiques — impliquent des modes de consommation différents, ce qui pousse une partie du public vers les boutiques en ligne basées dans d’autres pays européens, avec les incertitudes douanières et sanitaires que cela peut comporter.

Questions fréquentes

Pourquoi le CBD alimentaire est-il interdit alors qu’il était en vente libre depuis des années ?

Parce que le règlement européen Novel Food exige une autorisation préalable de mise sur le marché pour tout ingrédient sans antécédent de consommation avant 1997. Cette autorisation n’a jamais été délivrée pour le CBD ingéré, et la DGAL a choisi de faire appliquer strictement ce texte à partir du 15 mai 2026.

Les fleurs de CBD sont-elles concernées par cette interdiction ?

Non. Les fleurs et résines de chanvre ne sont pas des denrées alimentaires : elles relèvent d’un cadre juridique distinct, validé par le Conseil d’État, et restent commercialisables sous réserve du respect du seuil légal de THC.

Que peuvent faire les boutiques qui vendaient des produits désormais interdits ?

Beaucoup réorientent leur offre vers les fleurs, résines et cosmétiques au CBD, seuls segments non concernés par la mesure. D’autres attendent une éventuelle autorisation européenne future, dont le délai d’instruction reste incertain.

Sources

France Info — reportage sur l’impact de l’interdiction
Presse-citron — 40 % du marché du CBD disparaît de France
Carrément Chanvre — détail réglementaire Novel Food

Pour aller plus loin sur les sujets juridiques et économiques liés à ces évolutions réglementaires, consultez nos rubriques Droit – Juridique, Économie – Finance et Vie Pratique – Lifestyle.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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