Le rendez-vous automobile le plus attendu de l’année se précise. Le Mondial de l’Auto 2026 ouvrira ses portes du 12 au 18 octobre à Paris Expo, Porte de Versailles, pour sa 91e édition. Au-delà des nouveautés et des concept-cars, un phénomène domine déjà les annonces : l’arrivée en force des constructeurs chinois sur le marché français. Décryptage d’un salon qui pourrait rebattre les cartes du paysage automobile hexagonal.
Un salon plus dense qu’en 2024
Après une édition 2024 jugée en demi-teinte, l’organisateur affiche cette année ses ambitions. Plus de 60 marques sont annoncées, contre 48 il y a deux ans. Le salon conserve son format habituel : une journée réservée aux professionnels et à la presse le lundi 12 octobre, puis une ouverture au grand public du mardi 13 au dimanche 18 octobre.
La Porte de Versailles accueillera donc un plateau élargi, où les généralistes européens côtoieront une vague de nouveaux venus. Car c’est bien la géographie des exposants qui a le plus changé.
La déferlante chinoise, fil rouge de l’édition
Une vingtaine de constructeurs chinois sont attendus, alors qu’ils n’étaient qu’une dizaine en 2024. Parmi les noms confirmés figurent BYD, Xpeng, Geely, Zeekr, Changan, Denza, Li Auto et Leapmotor. Quatre marques feront même leurs grands débuts officiels sur le sol français :
- Chery, qui présentera l’intégralité de sa gamme au sein du Hall 4 ;
- Omoda et Jaecoo, deux enseignes du même groupe misant sur des SUV électrifiés ;
- Lynk & Co, qui dévoilera une première européenne aux côtés de sa gamme existante.
BYD, déjà installé, verra les choses en grand avec un stand de 1 000 m² destiné à présenter l’ensemble de son offre. Un déploiement qui traduit l’appétit de ces marques pour le deuxième marché automobile d’Europe.
Pourquoi cette percée compte pour les automobilistes
Cette effervescence n’a rien d’anecdotique. En juin 2026, les véhicules électriques ont représenté près de 30 % des immatriculations en France, un record mensuel en forte hausse sur un an. Dans ce contexte, les constructeurs venus de Chine, qui pèsent désormais autour de 7 % du marché, avancent leurs pions. BYD a d’ailleurs dépassé MG, longtemps figure de proue de cette offensive.
Pour le consommateur, l’équation est simple : davantage de marques signifie davantage de concurrence, et donc potentiellement une pression sur les prix. Le salon devient une vitrine idéale pour comparer, essayer et arbitrer, à l’heure où l’électrique s’installe durablement dans les foyers. Les enjeux dépassent d’ailleurs la seule question du déplacement : ils touchent à l’industrie, à l'emploi et à la transition énergétique.
Ce qu’il faut surveiller
- La stratégie tarifaire des nouveaux entrants face aux généralistes européens ;
- Les nouveautés électriques susceptibles de bousculer les best-sellers actuels ;
- La réponse des marques historiques, entre alliances et repositionnement de gammes.
Autant de sujets qui résonnent avec les grandes tendances de l’écologie et de l’économie contemporaines, bien au-delà du simple plaisir de la conduite.
Questions fréquentes
Quand a lieu le Mondial de l’Auto 2026 ?
Le salon se tient du 12 au 18 octobre 2026 à Paris Expo, Porte de Versailles. La journée du 12 est réservée aux professionnels et à la presse, l’ouverture au public s’échelonnant du 13 au 18 octobre.
Quelles marques chinoises seront présentes ?
Une vingtaine de constructeurs chinois sont annoncés, dont BYD, Xpeng, Geely, Zeekr, Changan, Denza, Li Auto et Leapmotor. Chery, Omoda, Jaecoo et Lynk & Co feront leurs débuts officiels en France.
Le salon est-il centré sur la voiture électrique ?
L’électrique occupe une place majeure, porté par un marché record et par des exposants qui en ont fait leur spécialité, mais le salon reste ouvert à l’ensemble des motorisations et des segments.