Un décret publié au Journal officiel fixe désormais le cadre précis du remboursement des culottes menstruelles par l’Assurance Maladie. Ce dispositif, très attendu depuis son annonce, entrera en vigueur dès septembre 2026 et doit permettre à des centaines de milliers de femmes d’accéder plus facilement à des protections périodiques réutilisables, jugées à la fois plus écologiques et plus économiques sur la durée.
Un remboursement encadré par décret
Le décret n° 2026-288 du 17 avril 2026, publié sur Légifrance, organise la prise en charge par l’assurance maladie des protections périodiques réutilisables, en application du code de la sécurité sociale. Concrètement, seules les coupes menstruelles et les culottes menstruelles inscrites sur une liste officielle établie par l’Assurance Maladie seront éligibles au remboursement. Cette liste doit répondre à des critères stricts : absence de substances toxiques, capacité d’absorption garantie après plusieurs lavages, et respect de normes de qualité reconnues comme le label Oeko-Tex.
Qui est concerné, et à quelle hauteur ?
Le dispositif cible en priorité les femmes de moins de 26 ans ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), sans limite d’âge pour ces dernières. Le taux de prise en charge annoncé par l’Assurance Maladie est de 60 %, les 40 % restants pouvant être couverts par la mutuelle santé selon les garanties du contrat souscrit. Les bénéficiaires de la C2S, elles, profiteront d’une prise en charge intégrale, sans reste à charge.
- Public éligible : moins de 26 ans, et bénéficiaires C2S sans limite d’âge.
- Taux de remboursement : 60 % par l’Assurance Maladie, complément possible via la mutuelle.
- Achat obligatoire en pharmacie d’officine, à l’exclusion des enseignes en ligne ou de la grande distribution.
Une condition d’achat qui limite encore l’accès
Point important à connaître avant de se lancer : l’achat doit impérativement se faire en pharmacie d’officine pour ouvrir droit au remboursement. Les boutiques en ligne spécialisées et les rayons de grande distribution, où ces produits sont pourtant largement diffusés aujourd’hui, ne permettent pas de bénéficier du dispositif. Une contrainte qui pourrait limiter, dans un premier temps, le nombre de foyers réellement concernés, en particulier dans les zones où l’offre en pharmacie reste restreinte.
La liste des produits éligibles encore attendue
Autre inconnue à ce stade : la liste précise des marques et modèles de culottes et coupes menstruelles remboursables n’était pas encore publiée à la mi-année 2026. Les fabricants doivent au préalable faire homologuer leurs produits selon les critères fixés par le décret, un processus qui prend du temps et qui explique le délai entre la publication du texte, en avril, et son entrée en application effective en septembre.
Pourquoi cette mesure change la donne
Sur le plan budgétaire, une culotte menstruelle représente un investissement initial plus élevé qu’un paquet de protections jetables, mais un coût nettement inférieur sur plusieurs années d’utilisation. En prenant en charge une partie de cet achat, l’Assurance Maladie entend lever un frein financier réel, particulièrement pour les jeunes femmes et les foyers aux revenus modestes, tout en encourageant une alternative plus durable au quotidien. Ce type de dispositif s’inscrit dans une tendance plus large de prise en charge élargie de la santé féminine par les pouvoirs publics.
Questions fréquentes
À partir de quand le remboursement des culottes menstruelles sera-t-il possible ?
Le dispositif entre en vigueur en septembre 2026, après la publication de la liste officielle des produits éligibles par l’Assurance Maladie.
Qui peut bénéficier de ce remboursement ?
Les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), sans limite d’âge pour ces dernières.
Où faut-il acheter sa culotte menstruelle pour être remboursée ?
Uniquement en pharmacie d’officine : les achats en ligne ou en grande surface ne sont pas couverts par le dispositif.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale