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mercredi, octobre 7, 2026

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Face à la sécheresse, des agriculteurs français misent sur le chanvre

CBD - CannabidiolFace à la sécheresse, des agriculteurs français misent sur le chanvre

Maïs grillé avant l’heure, tournesols rabougris, sols craquelés : les canicules et la sécheresse de l’été 2026 ont une nouvelle fois mis à mal les cultures traditionnelles dans plusieurs régions françaises. Face à ce constat, un nombre croissant d’agriculteurs se tournent vers une plante longtemps délaissée mais particulièrement résistante au manque d’eau : le chanvre.

Des expérimentations qui se multiplient sur le terrain

En Gironde, dix-sept agriculteurs ont semé 34 hectares de chanvre en 2026, dans le cadre d’une expérimentation pilotée par la Chambre d’agriculture du département et l’Association Chanvre du Libournais. L’objectif : comparer plusieurs méthodes de culture, entre semis en surface ou enfoui, avec ou sans irrigation, et selon différentes périodes de plantation, afin d’identifier l’itinéraire technique le plus robuste face au climat local.

Le mouvement dépasse largement ce seul département. En Haute-Saône, du côté de Vesoul, un céréalier confronté à un maïs décimé par la canicule envisage désormais de basculer une partie de son exploitation vers cette culture. Dans le Calvados, la sécheresse et les fortes chaleurs n’ont pas empêché le chanvre de pousser normalement dès le début de l’été. Des essais similaires sont aujourd’hui menés de la Bretagne à la Charente-Maritime, deux régions par ailleurs concernées par les restrictions d’arrosage imposées cet été.

Pourquoi le chanvre encaisse mieux le manque d’eau

Cette résistance n’a rien d’un hasard. Le chanvre développe un système racinaire pivotant profond, capable d’aller chercher l’humidité dans les couches de sol que les cultures aux racines plus superficielles n’atteignent pas. Sa croissance rapide lui permet en outre d’étouffer naturellement la concurrence des mauvaises herbes, réduisant les besoins en désherbage.

  • Un besoin en irrigation limité aux toutes premières semaines suivant le semis, la plante s’appuyant ensuite presque exclusivement sur les pluies.
  • Une croissance rapide qui raccourcit la période de vulnérabilité aux épisodes de canicule.
  • Des débouchés multiples une fois la récolte faite : matériaux de construction et isolation, textile, alimentation animale ou humaine, cosmétique.

Une filière qui reprend des couleurs

Ce regain d’intérêt agronomique intervient alors que la filière chanvre française traverse une période mouvementée sur le plan réglementaire, entre encadrement strict des produits à base de cannabidiol destinés à l’alimentation et débats fiscaux. Mais côté champ, le chanvre industriel — cultivé pour sa fibre, sa graine ou sa paille, indépendamment de tout usage CBD — bénéficie d’un cadre agricole stable et d’une demande croissante des filières écoconstruction et matériaux biosourcés, ce qui rend ces expérimentations d’autant plus stratégiques pour les exploitations qui cherchent à diversifier leurs revenus.

Ce que cela change pour les exploitations agricoles

Pour les agriculteurs confrontés à des étés de plus en plus chauds, l’intérêt du chanvre tient autant à sa résistance qu’à sa souplesse d’intégration dans une rotation de cultures classique. Il ne nécessite pas de matériel spécifique lourd, s’insère facilement entre deux cultures céréalières, et limite la pression sur des ressources en eau déjà sous tension dans plusieurs bassins. Les chambres d’agriculture qui pilotent ces essais entendent désormais objectiver, chiffres à l’appui, les rendements obtenus selon les itinéraires techniques testés, avant d’envisager une diffusion plus large auprès des exploitants.

Questions fréquentes

Le chanvre cultivé dans ces expérimentations est-il destiné au CBD ?

Non, la plupart de ces essais portent sur le chanvre industriel, cultivé pour sa fibre, sa graine ou sa paille, et non sur les variétés destinées à la production de cannabidiol.

Le chanvre nécessite-t-il vraiment moins d’eau que les autres cultures ?

Son système racinaire profond et sa croissance rapide lui permettent de limiter fortement les besoins en irrigation, celle-ci n’étant généralement nécessaire que dans les toutes premières semaines suivant le semis.

Où en sont aujourd’hui ces expérimentations agricoles ?

Des essais sont en cours dans plusieurs régions, dont la Gironde, la Haute-Saône, le Calvados, la Bretagne et la Charente-Maritime, généralement pilotés par les chambres d’agriculture locales.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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