Un décret du 13 février 2026 vient de créer le Brevet national des métiers d’art (BNMA), un tout nouveau diplôme destiné à moderniser la filière de l’artisanat d’art. Accessible dès la rentrée 2026 dans les lycées professionnels et les CFA, ce titre de niveau bac doit redonner de la lisibilité à des savoir-faire souvent méconnus du grand public : ébénisterie, bijouterie, maroquinerie et horlogerie.
Un diplôme pensé pour valoriser les savoir-faire rares
Le BNMA se prépare en trois ans après la classe de troisième, sous statut scolaire ou en apprentissage, dans les CFA publics comme privés. Il confère les mêmes droits que le baccalauréat : accès aux études supérieures, aux DN MADE (diplômes nationaux des métiers d’art et du design) ou aux écoles d’art. Une voie alternative existe également pour les élèves ayant déjà validé un CAP, qui peuvent rejoindre le cursus en deux ans plutôt que trois.
Quatre spécialités pour commencer
- Ébénisterie : travail du bois, mobilier et restauration
- Horlogerie : mécanismes de précision et restauration de montres
- Maroquinerie : maroquinerie fine et sellerie
- Bijouterie : joaillerie, sertissage et polissage
Le cursus intègre aussi des périodes de formation en milieu professionnel, de 12 à 26 semaines selon les parcours, ainsi que des possibilités de mobilité internationale dans le cadre des programmes européens. Le ministère de l’Éducation nationale présente ce déploiement comme progressif, avec l’ambition d’élargir la liste des spécialités dans les années à venir.
Un signal fort dans un secteur sous tension
Cette création intervient alors que l’apprentissage dans l’artisanat traverse une période délicate : la révision à la baisse des niveaux de prise en charge des formations a réduit d’environ 8 % les moyens de fonctionnement des centres de formation d’apprentis, et le projet de loi de finances 2026 prévoit une nouvelle baisse de la taxe finançant les chambres de métiers. Dans ce contexte, le BNMA cherche à donner un cap clair aux familles et aux futurs apprentis, en garantissant un diplôme reconnu plutôt qu’une filière perçue comme une voie de second choix.
Le sujet dépasse la seule question scolaire : comme le montre la mise en conformité à la facturation électronique qui s’impose aux artisans dès 2026, l’ensemble de la profession doit composer avec des transformations rapides, entre transition numérique et évolution des formations. Pour les jeunes qui envisagent de créer leur propre entreprise artisanale après leur diplôme, le BNMA constitue une base solide avant de se lancer. Un mouvement que l’on retrouve dans d’autres métiers manuels, à l’image des formations spécialisées qui permettent aujourd’hui de devenir couvreur, où la technicité et la reconnaissance du diplôme jouent un rôle croissant dans l’attractivité du métier.
Questions fréquentes
Qui peut préparer le BNMA ?
Les élèves sortant de troisième peuvent s’inscrire en lycée professionnel ou en CFA, sous statut scolaire ou en apprentissage. Les titulaires d’un CAP peuvent aussi rejoindre le cursus en deux ans.
Le BNMA a-t-il la même valeur que le baccalauréat ?
Oui, il s’agit d’un diplôme de niveau 4, équivalent au baccalauréat, qui ouvre l’accès aux études supérieures, notamment aux DN MADE et aux écoles d’art.
Quelles spécialités sont proposées dès la rentrée 2026 ?
Quatre spécialités sont disponibles au lancement : ébénisterie, horlogerie, maroquinerie et bijouterie, avec un élargissement progressif annoncé par le ministère.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale