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mercredi, août 19, 2026

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ACRE 2026 : ce qui change pour créer son entreprise artisanale

ArtisansACRE 2026 : ce qui change pour créer son entreprise artisanale

Se mettre à son compte comme artisan coûte un peu plus cher depuis cet été. La réforme de l’ACRE 2026 (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) est entrée en vigueur le 1er juillet 2026 : le taux d’exonération de cotisations sociales accordé la première année passe de 50 % à 25 % pour les nouvelles activités. Pour un artisan qui démarre sa micro-entreprise, la facture sociale de la première année double presque. Décryptage concret de ce qui change, et des réflexes à adopter pour ne pas laisser filer le coup de pouce.

ACRE 2026 : le coup de pouce divisé par deux

L’ACRE est une exonération partielle des cotisations sociales dont bénéficient les créateurs et repreneurs d’entreprise pendant leurs douze premiers mois d’activité. Jusqu’ici, un artisan en micro-entreprise voyait ses cotisations réduites de moitié la première année. Depuis le 1er juillet 2026, cette réduction n’est plus que de 25 % pour toute activité créée à compter de cette date.

Concrètement, avec une exonération ramenée à 25 %, le nouvel artisan règle désormais 75 % de ses cotisations normales dès la première année, contre 50 % auparavant. Point important : ceux qui ont immatriculé leur activité avant le 1er juillet 2026 conservent l’ancien taux de 50 % sur l’ensemble de leur première année. La bascule ne concerne donc que les créations à partir de cet été.

Combien ça change vraiment pour un artisan qui démarre ?

L’impact dépend du chiffre d’affaires réalisé, puisque les cotisations d’un micro-entrepreneur sont calculées en pourcentage des recettes encaissées. Plus l’activité décolle vite, plus l’écart entre 50 % et 25 % d’exonération se creuse. Selon les profils, la différence sur la première année se chiffre en plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.

  • Une trésorerie de départ plus tendue : les premières factures URSSAF sont plus salées, au moment précis où l’atelier investit dans son outillage et ses matières premières.
  • Un point de vigilance pour le prévisionnel : mieux vaut intégrer le taux réel de 25 % dans son business plan plutôt que de tabler sur l’ancien régime.
  • Un arbitrage de calendrier qui, pour certains, a pesé dans la décision de lancer l’activité avant ou après l’été.

Cet ajustement s’inscrit dans un contexte budgétaire contraint qui touche plusieurs dispositifs de soutien aux petites entreprises et services professionnels. Pour bien préparer son plan de formation et d’installation, il est utile de vérifier son éligibilité avant de se lancer.

Une demande à ne plus oublier

Autre changement de taille, moins médiatisé mais tout aussi décisif : l’ACRE n’est plus automatique pour les micro-entrepreneurs. Depuis le début de l’année 2026, il faut la demander explicitement auprès de l’URSSAF, dans un délai de 60 jours suivant la déclaration de début d’activité, en joignant les justificatifs requis. Passé ce délai, le bénéfice de l’exonération est perdu pour de bon.

Bonne nouvelle en revanche pour l’accès : l’éligibilité s’élargit. Les créateurs qui s’installent dans une Zone France Ruralités Revitalisation (ZFRR) ou dans un Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) peuvent désormais prétendre à l’ACRE, même s’ils ne relèvent pas des profils historiques (jeunes, demandeurs d'emploi, bénéficiaires de minima sociaux). Un levier intéressant pour l’artisanat de proximité qui cherche à se réimplanter dans les territoires. Retrouvez d’autres repères utiles dans notre rubrique économie et finance.

Idées reçues et bons réflexes

Non, l’ACRE ne disparaît pas : elle est simplement moins généreuse et demande une démarche active. Non plus, la réduction ne s’applique pas indéfiniment : elle ne concerne que la première année d’activité. Le réflexe gagnant reste le même qu’avant la réforme : anticiper, chiffrer son prévisionnel avec le bon taux et déposer sa demande dans les temps.

Questions fréquentes

Qui peut encore bénéficier du taux de 50 % ?

Les artisans et micro-entrepreneurs ayant immatriculé leur activité avant le 1er juillet 2026 conservent l’exonération à 50 % pour toute leur première année. Le taux de 25 % ne s’applique qu’aux créations intervenues à partir de cette date.

Comment demander l’ACRE en 2026 ?

La demande se fait auprès de l’URSSAF, au plus tard le 60e jour suivant la date d’ouverture de l’activité mentionnée sur le justificatif de création délivré par le guichet des formalités des entreprises. Elle doit être accompagnée des pièces justificatives d’éligibilité.

La réforme concerne-t-elle tous les artisans ?

Elle vise les nouvelles créations et reprises d’entreprise, y compris les micro-entreprises artisanales. Les artisans déjà installés avant la réforme ne sont pas concernés par la baisse pour l’année en cours.

Sources

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