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vendredi, septembre 18, 2026

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Cosmétiques « sans » : ce que l’ANSM et la DGCCRF autorisent vraiment sur l’étiquette

Bien-être - BeautéCosmétiques « sans » : ce que l'ANSM et la DGCCRF autorisent vraiment sur l'étiquette

Une crème « sans paraben », un shampoing « sans sulfate », un déodorant « sans sels d’aluminium » : ces mentions couvrent la moitié des rayons cosmétiques, mais elles ne peuvent plus être écrites n’importe comment. L’ANSM et la DGCCRF viennent de publier des recommandations communes pour encadrer ce que les marques ont le droit d’afficher sur l’étiquette.

Une base légale précise : l’article 20 du règlement européen

Le cadre n’est pas nouveau, mais il est désormais rappelé et détaillé aux fabricants : c’est l’article 20 du règlement (CE) n° 1223/2009 qui fixe les critères communs auxquels doit répondre toute allégation portée sur un produit cosmétique, dans tous les pays de l’Union européenne. Une allégation doit être étayée par des preuves et ne pas induire le consommateur en erreur, qu’il s’agisse d’un gel douche vendu en grande surface ou d’un sérum haut de gamme.

Ce que visent concrètement les recommandations

L’ANSM et la DGCCRF s’intéressent en particulier aux allégations qui annoncent l’absence d’une substance ou d’une famille de substances (« sans conservateurs », « sans silicones »…). Les deux autorités demandent que ces mentions :

  • correspondent à une réalité vérifiable dans la formule du produit ;
  • ne laissent pas entendre qu’un produit est plus sûr qu’un autre simplement parce qu’il ne contient pas telle substance, alors que celle-ci reste autorisée et évaluée comme sûre à la dose utilisée ;
  • ne servent pas à dénigrer indirectement des ingrédients par ailleurs conformes à la réglementation.

Cette mise au point s’inscrit dans un mouvement plus large de clarification de l’étiquette cosmétique cette année : le secteur a aussi dû s’adapter à la nouvelle liste des allergènes de parfum à déclarer obligatoirement, ainsi qu’à la restriction progressive des microplastiques dans certaines formules.

Qui contrôle, et que risquent les marques ?

La surveillance du marché des cosmétiques revient à la DGCCRF, qui peut effectuer des contrôles d’étiquetage, demander le retrait d’allégations non conformes et engager des sanctions au titre du droit de la consommation. Côté sécurité sanitaire, tout effet indésirable suspecté d’être lié à un cosmétique peut être signalé directement sur le portail officiel signalement-sante.gouv.fr. Autre évolution du secteur à surveiller : les collaborations avec des influenceurs beauté sont elles aussi de mieux en mieux encadrées, ce qui devrait limiter la diffusion d’allégations non vérifiées sur les réseaux sociaux.

Ce qu’il faut retenir avant votre prochain achat

Une mention « sans » n’est ni une preuve d’innocuité automatique du reste de la formule, ni une garantie d’efficacité supérieure : c’est une information ponctuelle, qui doit rester exacte et proportionnée. Vérifier la liste INCI complète reste le seul moyen de savoir précisément ce que contient un produit, au-delà du slogan imprimé sur le packaging.

Questions fréquentes

Une marque peut-elle écrire « sans parabène » même si un ingrédient proche est présent ?

Non : l’allégation doit correspondre à la réalité de la formule et ne pas suggérer, par un jeu de mots, l’absence d’une famille de substances alors qu’un composé similaire est utilisé.

Qui vérifie les étiquettes des cosmétiques en France ?

La DGCCRF assure le contrôle du marché et de l’étiquetage des produits cosmétiques, tandis que la cosmétovigilance (effets indésirables) relève du dispositif national de signalement sanitaire.

Que faire en cas de réaction à un cosmétique ?

Il est recommandé de signaler l’effet indésirable sur le portail officiel signalement-sante.gouv.fr, qui transmet l’information aux autorités compétentes.

Sources

ANSM — Recommandations sur les allégations « sans » en cosmétique

Reguloo — Réglementation cosmétique 2026 : obligations, risques et délais clés

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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