Vous prévoyez un séjour dans un pays de l’espace Schengen et vous êtes ressortissant d’un pays actuellement dispensé de visa ? Une nouvelle formalité va s’inviter dans vos préparatifs de voyage : l’ETIAS, une autorisation de voyage électronique dont le lancement est désormais fixé au dernier trimestre 2026. Voici ce qu’il faut savoir avant de réserver son prochain billet.
Qu’est-ce que l’ETIAS, concrètement ?
L’ETIAS (European Travel Information and Authorisation System) n’est pas un visa, mais une autorisation électronique préalable, comparable à l’ESTA américain. Elle concernera les voyageurs issus des pays actuellement exemptés de visa pour un séjour court dans l’espace Schengen. Une fois obtenue, cette autorisation permettra de séjourner jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, et restera valable trois ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si celle-ci intervient avant.
La demande se fera intégralement en ligne, moyennant une taxe de 20 euros. Plusieurs catégories de voyageurs en seront exemptées : les moins de 18 ans, les plus de 70 ans, ainsi que certains membres de la famille de citoyens européens accompagnant ou rejoignant ces derniers.
Un calendrier en plusieurs étapes
Contrairement à une bascule brutale, la mise en place de l’ETIAS est prévue de façon progressive :
- Dernier trimestre 2026 : ouverture du dispositif, la demande d’autorisation devient possible et recommandée, sans être encore strictement obligatoire pour entrer sur le territoire.
- Printemps 2027 : début d’une période de bascule vers l’obligation effective.
- Automne 2027 : application stricte, sans tolérance, du dispositif à l’ensemble des voyageurs concernés.
Ce calendrier par paliers vise à limiter les files d’attente et les refus aux frontières le temps que les voyageurs et les professionnels du tourisme s’approprient la nouvelle procédure.
Pourquoi anticiper dès maintenant
Les professionnels du secteur, notamment les offices de tourisme des grandes destinations européennes, recommandent déjà d’informer très en amont leur clientèle internationale. Pour un voyageur, l’enjeu est simple : une demande ETIAS refusée ou en attente de traitement peut compromettre un départ prévu de longue date. Mieux vaut donc intégrer cette étape dans sa liste de vérifications, au même titre que la validité du passeport ou la souscription d’une assurance voyage.
Pour les familles ou les groupes organisant un séjour en Europe, quelques astuces pratiques permettent d’éviter les mauvaises surprises : vérifier son éligibilité à l’exemption d’âge, conserver une preuve de sa demande sous format numérique et papier, et anticiper un délai de traitement qui peut, dans certains cas, dépasser quelques heures si des vérifications complémentaires sont nécessaires.
Questions fréquentes
L’ETIAS remplace-t-il le passeport ?
Non. L’ETIAS est une autorisation complémentaire au passeport, qui doit rester valide pendant toute la durée du séjour. Le voyageur devra présenter les deux documents lors du passage aux frontières de l’espace Schengen.
Qui est concerné par cette nouvelle autorisation ?
Les ressortissants des pays actuellement dispensés de visa pour un court séjour dans l’espace Schengen, par exemple les citoyens américains, canadiens ou britanniques. Les citoyens de l’Union européenne et de l’espace Schengen ne sont pas concernés.
Que se passe-t-il si l’on voyage sans avoir demandé son ETIAS après l’entrée en vigueur stricte ?
Une fois la période de tolérance terminée, à l’automne 2027, l’absence d’autorisation ETIAS valide pourra entraîner un refus d'embarquement ou d’entrée sur le territoire, au même titre qu’un visa manquant aujourd’hui.
Sources
- ETIAS-Assist — L’ETIAS entre en vigueur au T4 2026
- Paris je t’aime (Office du Tourisme de Paris) — EES, ETIAS et Schengen 2026
- Pixidia — ETIAS 2026 : tout ce qui change pour voyager en Europe
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale