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lundi, août 31, 2026

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Fast fashion : le nouveau malus qui va faire grimper les prix chez Shein et Temu

Achats - E-CommerceFast fashion : le nouveau malus qui va faire grimper les prix chez Shein et Temu

À partir du 1er septembre, un malus financier sur la fast fashion s’applique en France aux vêtements les moins durables vendus par les plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress. Ce dispositif, issu de la loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile, doit renchérir le prix des articles jugés les plus polluants et rediriger une partie des achats vers des marques plus vertueuses. Voici concrètement ce que ce malus change pour les consommateurs.

Comment fonctionne ce malus écologique

Le mécanisme repose sur la responsabilité élargie des producteurs (REP), déjà en vigueur dans le secteur textile. Un décret publié fin août 2026 au Journal officiel vient moduler à la hausse l’éco-contribution que les metteurs sur le marché versent déjà, en fonction de deux critères cumulatifs : le volume de vêtements mis en circulation par une même référence, et l’incitation à la réparation plutôt qu’au remplacement. Plus une enseigne renouvelle vite son catalogue et moins elle encourage la réparation, plus la pénalité grimpe. Le principe rappelle celui déjà appliqué à l’automobile, où un malus écologique pèse sur les véhicules neufs les plus émetteurs.

Quels produits et quelles marques sont concernés

Le texte cible une liste précise d’articles : sous-vêtements, chaussettes, chemises, jeans, jupes, robes, maillots de bain, manteaux, vestes, pantalons, pulls, t-shirts et polos. Sont visées les plateformes qui écoulent de très gros volumes à bas coût, au premier rang desquelles Shein, Temu et AliExpress. Une partie de ces produits transite par de petits colis expédiés directement depuis l’Asie, un circuit déjà scruté de près depuis l’entrée en vigueur d’une taxe douanière sur les petits colis achetés hors de l’Union européenne. La loi prévoit aussi, à partir de 2027, une interdiction de la publicité pour ces enseignes, influenceurs compris, ainsi que des messages de sensibilisation obligatoires sur leurs sites.

Quel impact sur les prix pour les consommateurs

Le montant du malus est progressif : il s’échelonne entre 25 centimes et 12 euros par article en 2026, pour atteindre jusqu’à 20 euros en 2030, sans jamais pouvoir dépasser 50 % du prix de vente hors taxe du produit. Concrètement, la pénalité pourrait ajouter environ 50 centimes sur une paire de chaussettes ou un sous-vêtement, 2 euros sur un t-shirt, 9 euros sur un jean et jusqu’à 12 euros sur une veste, si le score environnemental de l’article passe sous le seuil réglementaire. Pour les consommateurs habitués aux prix très bas de ces plateformes, la hausse pourrait donc se faire sentir dès la rentrée, sans pour autant faire disparaître l’écart de prix avec les enseignes traditionnelles.

Ce malus s’ajoute à un mouvement plus large de durcissement de l’encadrement du commerce en ligne à bas coût, aux côtés d’autres obligations récentes comme le bouton de rétractation en ligne désormais obligatoire pour tous les achats à distance. Pour suivre l’ensemble de ces évolutions touchant le commerce en ligne, la rubrique Achats – E-Commerce du site recense les principaux changements réglementaires à venir.

Questions fréquentes

Le malus s’applique-t-il à tous les vêtements vendus en ligne ?

Non. Il ne concerne que les articles qualifiés d’« ultra fast fashion » selon des critères précis de volume et de non-réparabilité, principalement écoulés par de grandes plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress.

Qui paie concrètement ce malus ?

Il s’agit d’une éco-contribution modulée, versée par les metteurs sur le marché dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs. Dans la pratique, les entreprises concernées répercutent généralement tout ou partie de ce coût sur le prix affiché au client.

Le montant du malus va-t-il encore augmenter ?

Oui, le barème est prévu pour monter progressivement chaque année, jusqu’à un plafond de 20 euros par article en 2030, toujours limité à 50 % du prix de vente hors taxe.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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