Après plusieurs années de correction, le marché immobilier français semble avoir trouvé un point d’équilibre. Les derniers chiffres publiés par les notaires et les instituts statistiques dessinent un marché qui recommence à bouger, sans pour autant renouer avec la flambée des prix connue avant 2022. Tour d’horizon des données qui comptent vraiment pour qui achète, vend ou fait construire cette année.
Les transactions repartent, mais le rythme ralentit
Sur les douze mois clos à fin mai 2026, 949 000 transactions de logements anciens ont été enregistrées en France, selon la note de conjoncture des Notaires de France, soit une progression de 5,7 % sur un an. Le chiffre est solide, mais la tendance mérite d’être nuancée : cette hausse annuelle atteignait encore 11,4 % fin février 2026. Le marché continue donc de se redresser, tout en perdant progressivement de sa vitesse. Pour les notaires, c’est le signe d’un retour à un fonctionnement plus équilibré : la demande reste réelle, mais les acheteurs prennent davantage de temps, négocient plus qu’avant et arbitrent entre budget, performance énergétique et qualité du bien.
Des prix quasiment stables, avec des écarts selon le type de bien
Du côté des prix, l’Insee confirme la stabilisation observée depuis plusieurs trimestres : au premier trimestre 2026, les prix des logements anciens progressent de seulement 0,2 % sur trois mois, pour une variation annuelle proche de zéro. Le détail par type de bien montre toutefois une divergence : les appartements résistent mieux, avec une hausse annuelle de l’ordre de 0,6 %, tandis que les maisons individuelles reculent légèrement, autour de -0,2 % sur un an. Un marché à deux vitesses, donc, où l’attractivité des centres urbains continue de peser face à l’habitat individuel plus périphérique.
Des taux de crédit toujours autour de 3 %
Les conditions de financement, elles, restent globalement stables. En août 2026, les meilleurs taux se situent aux alentours de 3 % sur 15 ans et grimpent vers 3,3 à 3,45 % sur 20 et 25 ans, selon les baromètres spécialisés. Après une légère remontée observée en juin et juillet, les taux ont légèrement reflué en août, revenant à des niveaux proches de ceux du printemps. De quoi redonner un peu d’air à des ménages dont la capacité d'emprunt reste sous contrainte, sans toutefois revenir aux taux exceptionnellement bas d’avant 2022.
- 949 000 transactions sur douze mois à fin mai 2026 (+5,7 % sur un an)
- Prix des logements anciens quasi stables (+0,2 % au premier trimestre)
- Appartements en légère hausse, maisons individuelles en léger recul
- Taux de crédit autour de 3 % sur 15 ans, jusqu’à 3,45 % sur 25 ans
Ce rééquilibrage se retrouve aussi du côté du neuf : après plusieurs trimestres compliqués, la construction de logements neufs amorce une reprise réelle mais encore fragile. Pour les investisseurs qui cherchent à profiter de ce contexte, certains dispositifs restent à surveiller de près, comme les nouvelles règles du dispositif Jeanbrun pour l’investissement locatif. Autre paramètre à ne pas négliger au moment de choisir un bien : la performance énergétique, alors que le diagnostic de performance énergétique évolue pour les logements chauffés à l’électricité, un critère de plus en plus déterminant dans les négociations.
Au global, 2026 s’affirme comme une année de transition pour l’immobilier français : ni krach, ni retour à l’euphorie, mais un marché qui réapprend à fonctionner avec des taux normalisés et des acheteurs plus exigeants. Une configuration qui devrait profiter, à moyen terme, aux biens les mieux situés et les plus économes en énergie.
Pour aller plus loin, retrouvez notre rubrique Immobilier – Construction et nos analyses Economie – Finance.
Questions fréquentes
Combien de transactions immobilières ont eu lieu en France en 2026 ?
949 000 transactions de logements anciens ont été enregistrées sur les douze mois clos à fin mai 2026, soit une hausse de 5,7 % sur un an selon les Notaires de France.
Les prix de l’immobilier ancien augmentent-ils encore ?
Très peu : l’Insee relève une hausse de seulement 0,2 % au premier trimestre 2026, avec des appartements en légère progression et des maisons individuelles en léger recul.
À combien s’élèvent les taux de crédit immobilier en ce moment ?
En août 2026, les meilleurs taux tournent autour de 3 % sur 15 ans et peuvent atteindre 3,45 % sur 25 ans, après un léger repli par rapport à juin-juillet.
Sources
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